Angela Merkel au Congrès américain, 03 novembre 2009En quête de consécration diplomatique
Compte-tenu du passé historique, l’Allemagne s’exige une diplomatie qui ne transige pas avec la question des Droits de l’Homme. Le XXe siècle n’étant pas si éloigné d’un point de vue chronologique, l’Allemagne qui s’assume comme grande puissance est tenue à une forte rigueur sur ce plan. La notion de puissance allemande nécessite pour corollaire une diplomatie allemande des Droits de l’Homme. On a pu le voir avant les Jeux Olympiques de Pékin, ou même pendant les rencontres russo-allemandes, quand Angela Merkel ne s’est pas privée de s’exprimer sur la question sans marquer de grande prévenance à l’égard des deux régimes.
La responsabilité historique et le poids du passé sont structurants de la diplomatie allemande. On le voit d’autant plus qu’elle assume maintenant un rôle-clé d’acteur global au-delà de la sphère européenne. Le 18 mars 2008, Angela Merkel s’adresse à la Knesset en Israël. En hébreu, elle déclare que la « Shoah emplit les Allemands de honte. Je m’incline devant ses victimes, ses survivants, et ceux qui les ont aidés à survivre ». C’était une intervention sans précédent pour un Chancelier allemand en ce qu’elle soldait les comptes historiques par le resserrement des liens avec Israël et l’engagement diplomatique de l’Allemagne au Proche-Orient par le soutien à l’Etat hébreu.
Engagée aux côtés des Etats-Unis, du Royaume-Uni ou de la France en Afghanistan, l’Allemagne attend désormais sa consécration diplomatique et internationale. Au cours de son premier mandat, Angela Merkel s’était fortement engagée dans la lutte contre le réchauffement climatique – un thème vecteur pour s’imposer dans les relations internationales, dont l’Allemagne est en passe de devenir pionnière.
20 ans après la chute du Mur de Berlin, la Chancelière allemande est en visite à Washington, le 03 novembre 2009. La Maison-Blanche a sorti le grand jeu, Barack Obama déclarant que « l’Allemagne a été un allié de poids sur un très grand nombre de questions internationales ; cette alliance entre les Etats-Unis et l’Allemagne est un des piliers extraordinaire de la relation transatlantique ». Est-ce la consécration tant attendue ? Non, car la diplomatie allemande a un but, qui oriente toute son action, qui structure toute sa politique : cette consécration et ce but, c’est l’obtention d’un siège de membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU. L’Allemagne est extrêmement active pour obtenir ce siège, auquel Helmut Kohl avait renoncé il y a 20 ans, estimant que son pays ne pouvait pas encore jouer le rôle de grande puissance. La nouvelle génération politique allemande, décomplexée sur le sujet, revendique de façon répétée ce siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU : ce sera ainsi la tâche principale de la diplomatie d’Angela Merkel et de son nouveau Ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle.
Compte-tenu du passé historique, l’Allemagne s’exige une diplomatie qui ne transige pas avec la question des Droits de l’Homme. Le XXe siècle n’étant pas si éloigné d’un point de vue chronologique, l’Allemagne qui s’assume comme grande puissance est tenue à une forte rigueur sur ce plan. La notion de puissance allemande nécessite pour corollaire une diplomatie allemande des Droits de l’Homme. On a pu le voir avant les Jeux Olympiques de Pékin, ou même pendant les rencontres russo-allemandes, quand Angela Merkel ne s’est pas privée de s’exprimer sur la question sans marquer de grande prévenance à l’égard des deux régimes.
La responsabilité historique et le poids du passé sont structurants de la diplomatie allemande. On le voit d’autant plus qu’elle assume maintenant un rôle-clé d’acteur global au-delà de la sphère européenne. Le 18 mars 2008, Angela Merkel s’adresse à la Knesset en Israël. En hébreu, elle déclare que la « Shoah emplit les Allemands de honte. Je m’incline devant ses victimes, ses survivants, et ceux qui les ont aidés à survivre ». C’était une intervention sans précédent pour un Chancelier allemand en ce qu’elle soldait les comptes historiques par le resserrement des liens avec Israël et l’engagement diplomatique de l’Allemagne au Proche-Orient par le soutien à l’Etat hébreu.
Engagée aux côtés des Etats-Unis, du Royaume-Uni ou de la France en Afghanistan, l’Allemagne attend désormais sa consécration diplomatique et internationale. Au cours de son premier mandat, Angela Merkel s’était fortement engagée dans la lutte contre le réchauffement climatique – un thème vecteur pour s’imposer dans les relations internationales, dont l’Allemagne est en passe de devenir pionnière.
20 ans après la chute du Mur de Berlin, la Chancelière allemande est en visite à Washington, le 03 novembre 2009. La Maison-Blanche a sorti le grand jeu, Barack Obama déclarant que « l’Allemagne a été un allié de poids sur un très grand nombre de questions internationales ; cette alliance entre les Etats-Unis et l’Allemagne est un des piliers extraordinaire de la relation transatlantique ». Est-ce la consécration tant attendue ? Non, car la diplomatie allemande a un but, qui oriente toute son action, qui structure toute sa politique : cette consécration et ce but, c’est l’obtention d’un siège de membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU. L’Allemagne est extrêmement active pour obtenir ce siège, auquel Helmut Kohl avait renoncé il y a 20 ans, estimant que son pays ne pouvait pas encore jouer le rôle de grande puissance. La nouvelle génération politique allemande, décomplexée sur le sujet, revendique de façon répétée ce siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU : ce sera ainsi la tâche principale de la diplomatie d’Angela Merkel et de son nouveau Ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle.


